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14 Octobre 1999 |
Véritable andouille de Vire |
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Jean-Paul Lesouef décroche le TrophéeLe quatrième concours organisé par la Confrérie de la Véritable Andouille présidée par Jean Coffinier, a eu lieu le samedi 9 octobre. Les quinze jurats, pilotés par leur Grand Maître et ancien charcutier à Villedieu Michel Courtois, ont été réunis, tôt le matin, à la mairie de Saint-Martin-de-Tallevende, pour juger vingt-trois andouilles dont onze "véritables" et douze "façon". Ces juges ont constaté avec satisfaction une progression dans la qualité des produits présentés (huit ont été primés), tant en "façon" qu'en "véritable" puisque le Trophée de la Confrérie, récompense suprême déjà mise en jeu l'an dernier, a été attribué pour la première fois cette année. Deux palmarèsLe palmarès
1999 a été établi comme suit côté "façon Vire" (concours ouvert aux
représentants de toutes les professions de viande de France, c'est ainsi
que des andouilles sont venues de Sarzeau dans le Morbihan, Préfailles
en Loire-Atlantique ou Avaray dans le Loir-et-Cher) : Rues Armand-Gasté et René-ChatelLe Trophée qui restera la propriété de celui qui pourra le gagner trois fois sur une période de neuf ans, récompense un charcutier de 35 ans, installé rue Armand-Gasté à Vire depuis bientôt quatorze ans. Originaire de Cerisy-la-Salle, Jean-Paul Lesouef dont les parents n'étaient pas dans le métier, a fait ses premières armes chez un boucher de Villedieu puis chez un charcutier de Versailles. A l'annonce de cette distinction, il a déclaré : "C'est le fruit du travail. Finalement, j'ai quand même appris tout seul à filer l'andouille. J'ai mis deux ans à mettre au point ma recette. C'est aussi une passion. On ne peut pas faire de l'andouille rien que pour l'argent. Il faut aimer le produit." Jean-Paul Lesouef qui a participé aux quatre concours de la Confrérie, dans la seule catégorie "véritable andouille de Vire", a terminé précédemment cinquième, non classé et troisième. Passionné, il l'est certainement puisqu'il a décidé de reprendre les locaux anciennement occupés par La Normandise, près de l'abattoir, rue René-Chatel, où il a installé sa filature depuis le mois de juin. Aspect, arôme et goûtIl est encore bon de préciser que le jury, formé de professionnels des métiers de bouche et d'amateurs éclairés, n'a jugé que des andouilles numérotées et que les noms de leurs fabricants respectifs n'ont été connus que lorsque le Grand Maître Jean Coffinier, à 16 h, samedi après-midi 9 octobre, au siège de la Confrérie, dans l'ancienne gare routière de Vire et devant la presse, a déchiré l'enveloppe précédemment scellée par l'huissier Jean-Paul Bidel qui avait reçu les andouilles à son étude de la rue Turpin, entre le 5 et le 8 octobre. Les andouilles étaient jugées sur 80 points : 20 pour l'aspect (extérieur et intérieur), 20 pour l'arôme et 40 pour le goût. Le Prix d'Honneur est attribué à partir d'une moyenne de 55 points, le Grand Prix d'Honneur à partir de 6O points, le Grand Prix d'Excellence et le Grand Prix National à partir de 65 points. |
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